La fissure anale touche le plus souvent les femmes principalement les plus jeunes. Il s’agit d’une affection douloureuse et il n’est pas toujours évident d’en parler aux autres. Comment en finir avec ce soucis ? En passant par le traitement maison à la chirurgie, nous allons étudier toutes les solutions possibles pour soigner celle-ci.

Soigner une fissure anale naturellement

Si vous souffrez de fissures anales de type aiguës, quelques gestes simples peuvent s’avérer efficaces à la cicatrisation. Il est d’abord important de boire beaucoup d’eau et d’être actif physiquement. Consommer des fibres en quantités suffisantes. Dans le cas ou vous souffririez de constipation, ne forcez pas trop en allant à la selle, ce geste pourrait abîmer davantage votre fissure anale. Les bains de sièges sont également efficaces pour soulager la douleur et les démangeaisons. Il vous suffit de le faire 2 à 3 fois par jour pendant une durée de 10 à 15 minutes. Ne pas utiliser de savon ou de papier hygiénique parfumé qui peuvent aggraver l’irritation de la fissure. D’autres remèdes sont disponibles comme des traitements homéopathiques ou encore la prise d’aloe vera par voie interne ou externe.

Autre méthode : Comment traiter la fissure anale ?

Le traitement médical

L’utilisation des laxatifs est conseillée à condition qu’ils soient doux ( tels que Lactulose et Macrogole) afin de réguler votre transit. Il existe aussi des crèmes ou pommades cicatrisantes ou anti-inflammatoires. Celles-ci s’appliquent une à quatre fois par jour aux alentours et sur la zone douloureuse. Les suppositoires lubrifiants qui facilitent le passage des selles peuvent être utiles aussi. En général ils s’utilisent deux à trois fois par jour selon la douleur ressentie. Enfin, comme bien des maux, le paracétamol peut soulager la douleur.

Il est nécessaire de traiter la source du problème, c’est à dire le stress et l’hypertonicité sphinctérienne. La prise d’antispasmodique est éventuellement conseillée car ces médiments permettent d’agir sur la tonicité du sphincter.

Malheureusement si aucune amélioration n’est constatée à la suite de ces traitements, le passage par une opération chirurgicale sera inévitable.

Le passage par la chirurgie

L’opération chirurgicale est nécessaire lorsque, malgré les traitements, la fissure ne guérit pas (si les douleurs persistent de façon importante ou répétée) ou pour les fissures anales chroniques. L’opération chirurgicale se divise en 3 méthodes :

La fissurectomie qui consiste en l’ablation de la fissure anale. Cette méthode est réalisée au bloc opératoire sous anesthésie générale. Elle permet également d’enlever les petits éléments liés à la fissure. L’inconvénient étant que cette méthode remplace une petite plaie par une grande. Certains chirurgiens recouvre cette plaie avec de la peau, on parle alors d’anoplastie.

La dilatation anale est pratiquée depuis de nombreuses années. Cette pratique est la plus simple à effectuer car elle consiste à étirer progressivement l’anus afin d’en augmenter son diamètre. Il n’y a aucune plaie opératoire, mais ce procédé nécessite tout de même une anesthésie générale. Le risque de cette technique est qu’il s’en suive une incontinence temporaire ou définitive.

La sphinctérotomie consiste à effectuer une section partielle du sphincter anal. L’ anesthésie peut être générale ou locale. Il vise à détendre les muscles de l’anus afin de stopper la douleur et de cicatriser de façon définitive la plaie. Comme l’opération précédente, cette technique peut engendrer une incontinence chez les patients. Cette incontinence dure à peu près une semaine. Si ce soucis persistent, une rééducation du périnée chez un kinésithérapeute sera conseillée.

 

Ne manquez pas nos autres contenus :